Pourquoi je suis revenu principalement à iTunes

Il y a quelques mois, je vous disais combien j’étais heureux d’utiliser Spotify. C’est d’ailleurs un des articles le plus plus sur Ozmoz à mon grand étonnement. Spotify est toujours aussi bien, il s’est même diversifié par rapport à sa compatibilité multi-plateformes mais depuis pris du recul et j’ai fait machine arrière sur certains aspects pour réutiliser iTunes comme logiciel principal. Eh oui tout arrive…

spotify-splash

Les retraits du catalogue à la base de tout

Je soulignais dans cet article un problème de la part de Spotify par rapport au fait qu’il ne vous prévenait jamais quand des titres disparaissaient du catalogue et donc par conséquent de vos playlists. C’est vraiment hyper dérangeant car du coup impossible d’être sûr que toute votre sélection sera là à court terme et je ne vous dis même pas à long terme… Qu’en sera-t-il dans 10 ans et après ?

De là j’ai commencé à énormément cogiter et la pérennité de mes données musicales et devenu une question existentielle sur laquelle Spotify me pose un réel problème. En effet, on sait comment fonctionne leur système économique mais si on prend vraiment le temps d’y réfléchir c’est assez flippant. Si vous arrêtez de payer, vous n’avez plus rien ou tout du moins la version gratuite avec 10h d’écoute par mois. Oui depuis le début de l’année Spotify à activé un vrai compteur et 10h par mois, c’est très vite atteint quand vous travaillez avec en journée.

Et dans un futur à long terme ?

Spotify sera-t-il aussi encore là dans 10, 20, 30 ans ? On en sait strictement rien. C’est un logiciel fermé et propriétaire qui si la société met fin à son activité sera englouti avec elle. J’exagère en prenant la pire situation mais j’ai appris à envisager les extrêmes. Et après on fait quoi ? On pourra sans doute extraire ses playlists en XML en essayant de les implémenter dans une autre plateforme du même type.

Tous ces problèmes mis ensemble m’ont fait revenir à iTunes car j’ai entre-temps acheté un NAS, un boitier disque dur réseau intelligent avec deux disques durs de 2 teraoctects dedans. J’en laisse un dans le NAS et je copie sur l’autre disque dur une fois tous les mois que je place en dehors de mon habitation. Du coup mon problème de stockage initial à totalement disparu et Spotify qui est très utile en solution de mobilité n’est plus forcément indispensable. Et surtout mon problème de pérennité de mes données musicales est réglé. C’est moi qui contrôle tout. Et sauf problème de backup, tout est ok. A vous de bien gérer vos backups. Je pourrais aussi sauver dans les nuages avec iTunes Match (25€/an), c’est sans doute quelque chose que je vais envisager. Même si ce service s’arrête, il sera toujours de rebondir.

Alors oui iTunes disparait sûrement aussi un jour mais le format MP3 même s’il est sous licence restera exploitable et le jour où ce ne sera plus le cas, il sera temps de changer le format de vos fichiers, le tout sera de le faire sans trop de perte de qualité. C’est certain que de ce côté on est sûr de rien. Mais disons que la qualité audiophile ne m’importe pas plus que çà.

Spotify à la poubelle ?

Non évidemment, ce n’est pas du tout ce que j’ai envie de vous dire. Je pense que Spotify a toujours une place en ce qui me concerne dans mon mode de vie et mon intéraction avec la musique mais pas celui que j’imaginais à la base. Je pense que Spotify est un très bon moyen d’écouter de la musique en mobilité comme je vous le disais et de pouvoir découvrir en quelques clics la musique que vous désirez entendre.

Une fois que j’ai découvert la musique que j’apprécie, je me la procure via un magasin de musique en ligne et je l’inclus dans ma bibliothèque iTunes. Voilà le nouveau schéma que j’applique dorénavant en ce qui concerne la musique que j’apprécie. Pour moi Spotify est donc devenu une grande cour de récréation qui me permet d’accéder instantanément à une bonne partie de la musique qui existe y compris en mobilité et iTunes est ma maison musicale où j’entrepose toutes mes données musicales importantes.

En conclusion

Réfléchissez bien à votre mode de fonctionnement et de ce que vous voulez faire de votre musique à long terme. En ce qui me concerne,  J’écoute parfois Spotify au bureau ou en mobilité pour découvrir des nouveaux albums que je ne connais pas. Dès que je sens que j’accroche, hop sur iTunes. Il est du coup primordial d’avoir une politique de backup à l’épreuve des balles. N’oubliez donc pas de sauvegarder à plusieurs endroits à l’extérieur de votre habitation (vol, incendie,…).

Idéalement vous devez toujours avoir deux copies de votre disque d’origine dont un qui n’est jamais mis en contact avec les deux autres lors de la copie pour éviter les fausses manipulations et les virus.

C’est un retour que j’estimais juste de vous faire part, vu tout ce que j’ai pu dire dans mon précédent article. Et vous comment gérez-vous vos données musicales ? Uniquement iTunes, un plateforme de streaming et iTunes (ou autre logiciel style Winamp, Foobar,…), uniquement une plateforme de streaming, système de backup via un NAS,… ? Votre avis m’intéresse 🙂

5 réflexions sur “Pourquoi je suis revenu principalement à iTunes

  1. Et la plupart du temps, tu peux exposer ton NAS à l’Internet et écouter ta musique au bureau.
    Un tout petit peu de config avec un DNS Dynamique et le tour est joué.

    Je viens de faire EXACTEMENT la même démarche après avoir aussi testé Google Play.

  2. Marrant çà que tu viennes de faire pareil 🙂 Et tu as tout à fait raison pour l’accès à distance avec le NAS, c’est précisément ce que je suis en train de faire aussi de mon côté ^^ Quelles sont les raisons pour ton changement de stratégie musicale après avoir utilisé Google (music) Play ?

  3. Très intéressant ton retour. C’est un sujet qui m’a vraiment interpellé à un moment, juste avant de passer au full spotify avec un abonnement Premium. Mais je reste sur ce principe. Explication :
    Avant, j’étais un gros consommateur de musique physique et dématérialisé. J’achetais des CD à la volé et sur iTunes, sur des coups de coeur souvent trop impulsifs. Pour me rendre compte au bout d’un moment que finalement je n’écoutais pas tous ces cd sur la longueur. Sur les 24 albums achetés sur une années, j’en écoutais finalement peut-être que 5 ou 6 réellement. Spotify règle ce problème dans le sens où je teste si mon coup de coeur en vaut la peine. J’ai une playlist avec les albums que je considère vraiment bon et dont je m’en suis pas lassé sur l’année : ceux là je les achètes en CD. Le reste de la playlist annuel, si je la perds, c’est pas trop grave. Je survivrais 😉 Spotify est un sorte de filtre sur l’intérêt que je porte à CD à moyen terme.

  4. Merci beaucoup pour ton retour également très intéressant Soyphrenn ! Je souris en te lisant car c’est vraiment le parti pris que j’essaie d’évoquer même si au final on ne procède pas de la même manière. Comme toi Spotify m’aide à faire le tri avant d’arriver à savoir ce que j’apprécie réellement pour ensuite stocker. C’est marrant de constater que tu aies fait le même genre de cheminement 🙂

  5. Intéressant ton article ! Je suis un très gros consommateur (et téléchargeur) de musique (des centaines de Go de musique) et principalement de metal underground. J’utilise actuellement la formule gratuite de Spotify et je me demande si je ne vais pas passer sur une formule payante. En effet, les artistes undeground n’ont pas tendance à faire ces allers-retour comme tu l’as très bien dit dans ton article.
    Mais j’utilise aussi iTunes qui me permet de garder ce que je ne trouve pas sur Spotify.
    Donc voilà, des bisous !

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