Les 24h vélo de Marche-en-Famenne 2012 et 2014

Il y a des opportunités qui ne se refusent pas et que l’on est heureux d’honorer. J’ai eu l’occasion de participer à deux reprises à un évènement pour la bonne cause : les 24h vélo de Marche-en-Famenne qui ont lieu toutes les années paires (2012, 2014 en ce qui me concerne). Leur but est de reverser tous leur bénéfices à des ASBL de la région.

Ces 24h sont organisées par le camp militaire Roi Albert, à quelques emcablures du du Wex et du centre de Marche-en-Famenne. Pendant 24h ou moins, cela dépend des formules ((http://www.24h-velo-marche.be/epreuves.php(http://www.24h-velo-marche.be/epreuves.php), des personnes seules (des extra-terrestres) et surtout des équipes se relaient sur un circuit de ± 4 km dans une super ambiance. Le circuit sur route est bien équilibré avec à la fois quelques descentes et une petite montée sur la fin. Si vous avez l’occasion de venir avec un vrai vélo de route, n’hésitez pas. C’est du pur tarmac, aucun sentier ou quoique ce soit de ce style comme je l’imaginais la première fois.

Comment j’ai atterri là-bas ?

N’étant pas du tout cyclo mais runner débutant, c’est vraiment pour la bonne cause que j’avais déjà accepté de faire partie de l’équipe « Les pros pour le centre Eclore » car Eclore était une des 5 ASBL bénéficiaires des dernières 24hlors des deux dernières éditions (2012, 2014). Je ne me sentais pas du tout à l’aise quand j’ai vu l’expérience de mes coéquipiers qui étaient des sportifs accomplis pour la plupart. J’allais faire du mieux que je pouvais et c’est tout ce qui comptait. En 2014, Eclore a remis le couvert en faisant à nouveau appel à la même équipe et quelques autres dont je faisais toujours partie, je ne m’étais visiblement pas dérbouillé trop mal.

Une équipe pas banale étant donné que la veille de l’édition 2012, nous ne nous connaissions pas du tout en arrivant. Nous étions là uniquement par amour du sport et pour vivre une chouette expérience humaine et pour la bonne cause de surcroit. Le seul lien étant que nous faisions partie de l’entourage de personnes travaillant à Eclore.

Le jour J : 1er septembre 2012

Lorsque je suis arrivé avec mon VTT de rouleur du dimanche, j’ai vite compris que j’allais souffrir vu le circuit 100% adapté aux vélos de route.

Mais c’était sans compter sur l’esprit d’équipe où très vite, on a tous compris que c’était dans notre intérêt de rouler sur le même vélo et le meilleur que l’on avait sous la main si possible. Assez rapidement on s’est aussi rendu compte qu’il fallait avoir deux jeux de chaussures pour que celui en piste et le relayeur puisse reprendre la route au plus vite. Ce ne fut pas si simple et rouler avec du 43 quand on fait du 45 le fut encore moins mais
l’esprit d’équipe avant tout. Mes orteils recroquevillés s’en rappellent encore mais la satisfaction d’avoir été jusqu’au bout fut la meilleure des récompenses.

Découverte du circuit 2012 en handbike (version légèrement différente en 2014)

Tracé du tour 2012 (iPhone 3GS un peu impréci)

Tracé du tour 2014 (Nokia Lumia 620)

2012 fut donc une première expérience du genre pour moi. J’ai notamment beaucoup appris sur ce que c’était l’endurance. Pas question de rouler comme un malade pendant 1h en se disant que lors du prochain relais dans quelques heures je serai retapé. A moins que vous soyez un sportif aguerri , votre corps vous envoirra sur les roses rapidement. Non, il faut doser son effort, y aller mollo histoire d’être utile jusqu’au bout pour l’équipe. Vous êtes là pour 24h et plusieurs relais. A vous de doser intelligemment votre relais sur le vélo.

La course et son aspect stratégique

La tactique initiale fut de faire des relais d’une heure et de réaliser un planning des relais. La course commence à 16h (avec un prologue dans le centre ville vers 14-15h), on est donc parti pour 1 ou 2 relais avant minuit étant 6 si je me rappelle bien. Jusque là ça roule. Ensuite vient la nuit où on essaie de dormir tant bien que mal dans les grandes tentes militaires pouvant abriter toute l’équipe d’une bonne quinzaine de personnes vu qu’il y avait aussi une 2ème équipe pour Eclore. Evidemment on dort à peine.

Quand en plus l’avant-dernier relayeur vient vous réveiller pour vous dire que celui juste avant vous est sur le circuit plus moyen de dormir. Se retrouver sur le vélo au bon milieu de la nuit à un effet grisant de faire quelque chose d’inhabituel. Surtout que la plupart des équipes loisirs dorment, que les coureurs solos dorment un peu quand même. Bref entre 1h et 6h du matin, vous vous sentez très seul sur le circuit. Mais ce ne fut pas pour me déplaire.

Les perfomances

Pour parler de ces 24h 2012, nos résultats étant encourageants au début de la nuit (20ème place sur 42 équipes), l’esprit de compétition ancré en chacun de nous s’est manifesté de plus belle et nous à permis de terminer à une 12ème place inespérée pour les amateurs que nous étions avec 165 tours soit 690 kilomètres parcourus sachant que le top10 était composé uniquement d’équipes semi-professionnelles avec un vainqueur à 195 tours (808 km). La matinée fut rythmée d’encouragements sur la ligne de départ, de relais tactiques où on pousse chaque équipier pour qu’il commence bien,… Bref de la compétition et de la testostérone comme j’en avais rarement vécu.

En 2014 (5 & 6 juillet), plus aguerris, on a repris les recettes de 2012 terminant cette fois 14ème avec un moins bon kilométrage 595 km mais tout autant de plaisir et un peu plus de décontraction.

De mon côté, mon meilleur relais aura été réalisé en 2014 lors de ma 2ème sortie à 20h40. Pas exceptionnel si on le prend de manière absolue mais en relatif sachant que j’allais encore faire 5 relais dans les 20h qui alaient suivre, ce n’est pas si mal 🙂 Pour l’anecdote j’étais sur le vélo 3h plus tôt lorsque l’Argentine marqua le fameux but qui élimina la Belgique en quart de finale lors de la coupe du monde au Brésil.

En 2012, mon vieil iPhone 3GS n’était pas terrible pour tracer mon parcours (pas mal d’erreurs qui rendent le résultat peu exploitable). mais comme on faisait 1h de relais, je parcourais jusqu’à 7 ou 8 tours d’affilée à plus ou moins 25 km/h.

Tu reviendras ?

Oui, 1000 fois oui! Ce fut une super aventure humaine :

  • On se lève la nuit pour roulez un peu groggy,
  • On donne tout y compris notre voix pour encourager ses coéquipiers et nos jambes quitte à marcher comme un canard le lendemain,
  • On fait plein de rencontres avec d’illustres inconnus (y compris ceux de mon équipe dans mon cas),
  • On roulee sur des vélos à plusieurs milliers d’euros en se demandant comment on va faire pour reprendre notre vieille bécane après (en ce qui me concerne).

Si ça vous dit de venir vivre ce genre de choses, faites signe il pourait y aovir de la place pour vous dans l’équipe! Rendez-vous pour la prochaine édition en 2016.

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